Découvrez l'histoire de la Porsche Cayman 987

Présentation de la cayman-987

Réalisé en partenariat avec Flat6 Magazine

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Le Cayman est d’abord présenté en version S et débute sa commercialisation en novembre 2005. Le nouveau coupé Porsche est bien plus qu’un «Boxster avec un toit». Esthétiquement, il est impossible de confondre les deux modèles de la gamme 987. Le Cayman a un bouclier avant spécifique (entrées d’air plus larges, antibrouillards ronds, le tout souligné par des lames obligatoirement grises), les lames des entrées d’air latérales sont verticales (horizontales sur le Boxster), le bouclier arrière aussi est spécifique, tout comme la forme des échappements… et puis il y a bien sûr un toit, et un hayon fort pratique. En longueur, le Cayman fait 12 mm de plus. Il est aussi plus haut de 13 mm. La largeur est identique. Le cx du Cayman S est de 0,29. En ouvrant la porte, on retrouve l’intérieur du Boxster, exception faite du dessin différent de la visière du tableau de bord. Le moteur est celui du Boxster modifié. Culasses de 911, Vario Cam Plus, le bloc prend l’alésage de la Carrera (96 mm) et la course du Boxster (78 mm) pour une cylindrée de 3.4 litres et 295 ch. A l’époque, le Boxster S est un 3.2 de 280 ch (même si Boxster et Cayman seront harmonisés pour le millésime 2007). La boîte est celle du Boxster, avec les deux 1er rapports plus longs. La Tiptronic S est en option. Les trains sont aussi ceux du Boxster, mais réglés plus sportifs. En 2006, Porsche présente un Cayman d’entrée de gamme, le 2.7. Le bloc de ce dernier tient autant du Cayman S que du petit Boxster, auquel il emprunte sa base moteur. Comme son grand frère, le Cayman reçoit le Vario Cam Plus et une ligne d’échappement spécifique. La sortie est simple, et rectangulaire, là où elle est double sur le Cayman S. Le poids est de 1300 kg, soit 40 de moins que le Cayman S et 5 de plus que le Boxster 2.7. En 2009, comme le Boxster, le Cayman passe à la phase 2. Les blocs optiques sont nouveaux et le Cayman S adopte une double sortie d’échappement ronde. Le modèle de base change aussi de forme au niveau de l’échappement, en adoptant une simple sortie ovale. Il passe à 2.9 et 265 ch tandis que le S reste un 3.4, mais de 320 ch. A l’instar des Boxster, si le Cayman S a droit à l’injection directe, ce n’est pas le cas du Cayman 2.9, sur lequel les chiffres de conso sont quand même en baisse. Les deux peuvent maintenant recevoir la boîte PDK et pour ceux qui préfèrent la boîte manuelle, le 2.9 est maintenant à 6 rapports d’origine, comme le S

SENSATIONS DE CONDUITE

Sur la route, le Cayman se différencie du Boxster par plusieurs petits détails qui, au final, lui donne une personnalité propre. Le Cayman donne d’ailleurs l’impression d’être un peu moins performant. Cela est en partie dû aux qualités dynamiques du châssis. Le comportement du Cayman est si parfait, la caisse si rigide, l’auto si équilibrée, qu’elle en devient presque sous-motorisée avec «seulement» 245 ch. En passant au Cayman S, on trouve une auto encore plus joueuse que le Boxster S. Plus réactive et plus survireuse aussi. Bref, plus insolente ! La suspension active PASM n’est pas indispensable, mais elle rend le Cayman plus précis et plus facile en pilotage intense. En passant à la phase 2, on remarque déjà que les modifications de style sont discrètes. Le bouclier avant et son entrée d’air centrale a été redessiné, tout comme ses ouïes latérales. La lame avant grise qui permettait de différencier d’un coup d’œil un Cayman S d’un Cayman n’est plus. Le bouclier arrière est lui aussi nouveau et intègre des optiques à LED. Tous ces changements ne modifient pas le Cx, qui reste à 0,29. Le Cayman 320 ch a la même puissance que la 996 3.6, avec quelques kilos en moins. A son volant, on se dit qu’on n’a jamais été aussi proche d’une 911. On le compare ici à la 997 3.6, la Carrera S gardant son avantage. Le Cayman S est de plus en plus méchant et agressif dans les sensations qu’il distille au volant. La boîte PDK fonctionne de la même manière que celle de la 997, avec juste quelques lois et paramètres différents. Disons qu’elle est un soupçon moins agressive que sur la 911. Le Cayman phase 2 est toujours aussi joueur, mais ajoute encore plus de piment grâce aux augmentations de puissance. Il demande finalement moins d’attention que le phase 1 lorsqu’on attaque. On a presque l’impression que c’est l’auto qui fait tout toute seule ! Si le S brille encore plus, le 2.9 n’est pas dénué d’intérêt non plus. Il se révèle vif (surtout avec la boîte PDK) et ne montre jamais de signe d’essoufflement. Ses accélérations sont intéressantes et son freinage puissant. Lui aussi est une réussite

CONSEILS POUR BIEN ACHETER

Si le recul manque encore pour vraiment savoir ce que valent les Cayman phase 2 sur le plan de la fiabilité, gageons que celleci sera excellente, comme cela semble d’ores et déjà être le cas sur la phase 1. Sur cette dernière, le joint spi de boîte peut certes toujours décider de lâcher, mais à part ça, le parcours du propriétaire de Cayman est un long fleuve tranquille. A partir de là, l’achat d’un Cayman est histoire de budget et de choix de couleurs/options/motorisations. Les teintes sont généralement classiques. Les couleurs vives ou les combinaisons de teintes intérieures/extérieures originales peuvent donc être plus difficiles à trouver. Au chapitre des options, on peut recommander la suspension active PASM, le régulateur et des jantes de 19’’. Sur les phases 2, la boîte PDK sera certainement un plus à la revente. Elle n’est pas indispensable à l’agrément cela dit, car les deux modèles reçoivent la boîte manuelle à 6 rapports de série. En revanche, sur la phase 1, on aura tendance à préférer une boîte manuelle, pour la revente comme pour le plaisir de conduire. L’option boîte 6 est préférable à la boîte 5 de série sur le 2.7

CAYMAN S PDE 1
La première série limitée faite par Porsche Design a été créée sur base de Cayman S phase 1. 777 exemplaires furent produits. Ils sont numérotés (une plaque est fixée sur la boîte à gants). Le Cayman PDE 1 est noir avec des bandes grises. Il joue donc la carte de l’élégance, et de l’équipement. Il a les jantes 19» de la Turbo (mises en valeur par des élargisseurs de voies de 5 mm), le PASM et une double sortie d’échappement spécifique (ronde). L’intérieur mélange le cuir et l’alcantara. On trouve des logos Porsche sur les appuie-têtes et le fond des compteurs est siglé Porsche Design. Le PDE 1 était livré avec, dans un coffret, un chrono, un couteau, des lunettes, un stylo et un porte-clés

CAYMAN SPORT
Il est au Cayman phase 1 ce que le RS 60 est au Boxster de la même génération. Couleurs vives (orange, vert, blanc carrara, jaune vitesse ou rouge indien par exemple) avec des bandes latérales façon GT3, il reçoit des jantes Sport Design de 19’’ et arbore des rétros et un monogramme noirs. Les seuils de porte sont estampillés «Cayman S Sport». A l’instar du RS 60, ce Cayman passe à 303 ch en adoptant une ligne d’échappement spéciale. Il est aussi équipé du PSE, dont le bruit est délicieux. A rouler, il donne l’impression de pousser nettement plus que le Cayman S. D’avoir la rage même ! Même la boîte semble plus ferme. Ce n’est pas désagréable, mais il y a un côté plus féroce qui est très agréable. Le Cayman Sport a été produit à 700 exemplaires

CAYMAN R
Il ne s’agit pas d’une série limitée, mais le Cayman R se distingue du S phase 2 par ses bandes latérales et rétros de même couleur, son aileron fixe, sa double sortie d’échappement noire, ses baquets et compteurs sans casquette ou encore ses sangles pour ouvrir les portes. Car le R pèse 55 kg de moins que le S pour une puissance en hausse de 10 ch à 330 ch. Aussi séduisant que performant, le R se pose carrément en épouvantail pour la 997 3.6

Publié le mercredi 28 avril 2021 par Rose Passion