Découvrez l'histoire de la Porsche Boxster 987

Présentation de la Boxster 987

Réalisé en partenariat avec Flat6 Magazine

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La génération 987 est présentée au Mondial de Paris en septembre 2004. Le Boxster est à 80% nouveau, et ça se voit surtout de l’avant où il affirme enfin une personnalité différente de celle de la 911. Les changements sont nombreux : hanches élargies, poignées de porte (ce sont celles de la 997) cambrées vers l’extérieur, arceaux (de forme différente et légèrement reculés) bouclier arrière, entrées d’air. Les Boxster ont pris 21 mm en largeur, 9 mm en longueur et 5 mm en hauteur. Le 2.7, livré de série avec des 17’’, peut désormais aller jusqu’à 19’’. Le S reçoit des jantes de 18’’ de série. Grâce à un nouveau carénage inférieur, le CX baisse de 0,31 à 0,29 (de 0,32 à 0,30 pour le S). Les différences entre le Boxster et le S restent les mêmes: étriers noirs pour le 2.7 et rouges pour le S, pas d’entrée d’air centrale sur le 2.7 et sortie d’échappement unique sur le premier, double sur le S. L’intérieur n’a plus rien à voir avec la génération 986 et emprunte au contraire beaucoup à la 997. L’équipement de série est en hausse et la capote, qui s’ouvre électriquement jusqu’à 50 km/h, doit toujours être déverrouillée manuellement. Le coffre avant a gagné 20 litres, soit 150 litres au total, sans oublier les 280 litres du coffre arrière

Les poids augmentent légèrement mais les puissances aussi. Le 2.7 gagne 12 ch à 240 ch et garde une boîte 5 rapports. Les trains ont été rigidifiés et les freins sont plus grands (298 mm à l’avant et 299 mm à l’arrière). Le 3.2 litres du S a lui gagné 20 ch et affiche 280 ch. La Tiptronic S à 5 rapports reste en option. En juillet 2006, Porsche harmonise la gamme Boxster avec celle du Cayman, qui vient de gagner une version 2.7. Tout le monde passe donc à 245 ch grâce au système Vario Cam Plus. Extérieurement, il n’est pas possible de distinguer les 2.7 240 et 245 ch. La seule différence porte sur les accès aux remplissages d’huile et d’eau dans le coffre arrière, qui sont cachés derrière une trappe et déplacés sur le 245 ch. Pour le passage au millésime 2007, le S connaît un changement nettement plus important puisqu’il passe en 3.4 litres et 295 ch. Il s’agit en fait du moteur du Cayman. Il est rare qu’une gamme Porsche connaissent ce type de changements au milieu de son cycle de vie, et c’est pour cela que les Boxster 245 et 295 ch sont généralement considérés comme une sorte de demi phase, soit une phase 1.5. Mais la vraie phase 2 arrive sur le millésime 2009 avec une évolution similaire à celle du passage à la phase 2 pour la 997. L’esthétique est modernisée et le Boxster d’entrée de gamme passe à 2.9 litres et 255 ch tandis que le 3.4 grimpe à 310 ch. Une gamme complètement nouvelle, la 981, sera ensuite commercialisée à partir d’avril 2012

SENSATIONS DE CONDUITE

Dès le 2.7 240 ch, le Boxster 987 remplit parfaitement le rôle qu’on attend d’un roadster à moteur central, quasiment capable de «tourner autour de lui-même». Courbes rapides, virages serrés, rien ne l’arrête. Il s’agit d’une auto très sécurisante, idéale pour accéder soit au monde de la Porsche, soit au plaisir de l’automobile sportive. Le manque de coffre du 2.7 laisse rapidement penser qu’il est un peu limité par rapport aux capacités du châssis. Le passage au 2.9 change bien entendu pas mal les choses. On peut même dire qu’en conduite cool, il n’y a guère de différences entre un 2.9 et un 3.2. La boîte méca est toujours douce et précise, surtout qu’il s’agit ici de la 6 rapports qui était en option sur les 2.7. Le moteur n’a pas reçu l’injection directe DFI qui équipe la S phase 2, mais il peut être marié à la boîte PDK dont on pense le plus grand bien. Le 3.2 sait donc lui aussi rouler cool. Mais son vrai truc est de vous faire monter l’adrénaline aussi vite et aussi bien qu’une 911, avec un soupçon d’effronterie en plus. Là le moindre enchainement de virage devient une invitation au plaisir. A l’instar de la 2.7, la S phase 1.5 n’apporte aucune différence visuelle. De quoi se délecter des 15 ch supplémentaires sans pour autant démoder la 280 ch. Le 3.4 change de registre. Le bloc DFI n’est pas révolutionné, mais à l’image de toutes les évolutions Porsche, suffisamment transformé pour être encore plus désirable. Alors faut-il obligatoirement le prendre en PDK ? Cette boîte est un plus indéniable par rapport à la Tiptronic, mais sur le Boxster nous pensons que le plaisir espiègle d’une boîte manuelle est aussi un excellent choix

CONSEILS POUR BIEN ACHETER

La réputation des 987 est excellente. Ils ne recèlent aucun piège particulier. Les options indispensables nous semblent être l’échappement sport, mais cette option n’a vraiment été disponible qu’à partir de 2008. La suspension active PASM est un plus, mais l’auto se comporte aussi très bien sans. Le PCM des premières phases commence à se faire un peu vieux. Les phases 2 ont le PCM tactile des 997 phase 2, dont les performances sont nettement meilleures. Sur les 2.7, un pack sport permet d’avoir le PASM et la boîte 6. Intéressant. On visera aussi la clim automatique et le régulateur, utile par les temps qui courent, sans oublier le coupe-vent, même si nous n’en n’avons jamais vu qui en étaient dépourvus. Sachez par ailleurs que les 2.7 belges ne sont jamais passés à 245 ch et que les 2.7 et 2.9 ont coexisté sur le millésime 2009. Pensez donc à bien vérifier puissances et cylindrées

BOXSTER RS 60
Gris Argent GT métallisé avec un intérieur et une capote rouge. Ca peut ne pas plaire à tous, mais au moins le ton est donné. Cette série limitée (1960 exemplaires) est une incontestable réussite. Les légères modifications esthétiques (pack Sport Design, éléments en cuir ou alu, pas de casquette au-dessus des compteurs, plaque…) font mouche. Surtout, c’est le premier Boxster à avoir passé les 300 ch avec 303 ch grâce à un échappement spécial. Son bruit est aussi fantastique que la conduite de cette auto, dont le levier de vitesses spécial met autant dans l’ambiance que l’équilibre général et les performances. Un bijou

BOXSTER S PDE 2
Comme le RS 60, le PDE 2 reçoit l’échappement spécial couplé au PSE et affiche 303 ch. Fidèle à l’esprit PDE, ce Boxster S est vendu avec une montre Porsche Design. Attention, dans l’esprit collection, à bien vous assurer d’en prendre possession en même temps que la voiture si vous êtes acheteur d’un PDE 2 qui brille par ailleurs par son niveau d’équipement et sa teinte unique : blanc Carrara (carrosserie et jantes) et capote gris clair

BOXSTER SPYDER
Frondeur et délicieusement décalé, le Spyder est présentée fin 2009 non pas comme une série limitée, mais comme un véritable 3e modèle dans la gamme Boxster. Look inédit avec notamment son double bossage arrière, capote réduite à sa plus simple expression, allégement général très poussé (1275 kg), puissance de 320 ch identique à celle du Cayman S 987 phase 2, le Spyder était livré avec un châssis sport (moins 20 mm) et un différentiel arrière à glissement limité

BLACK EDITION
Proposé en même temps que la 997 3.6 Black Edition, le Boxster utilise sa version la plus puissante comme base pour cette série limitée à 987 voitures, clin d’œil à sa génération bien entendu. Comme son nom l’indique, ce Boxster est tout noir. Il profite d’équipements spéciaux et utilise le moteur 320 ch du Spyder, livré d’origine avec boîte manuelle 6 rapports (PDK 7 en option)

Publié le lundi 29 mars 2021 par Rose Passion