Découvrez l'histoire de la Porsche 968

Présentation de la 968

Réalisé en partenariat avec Flat6 Magazine

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La 944 a été un succès et Porsche souhaite poursuivre sur cette lancée. Mais pour y parvenir, l’auto a besoin d’un bon renouveau. Au final, la nouvelle version se présente comme une gamme à part entière, même si elle est très fortement issue de la 944 S2. La 968 est donc assimilable à un profond lifting de cette dernière. Les codes stylistiques du reste de la production Porsche de l’époque sont repris. Elle partage avec la 928 ses phares basculants mais apparents, ainsi que ses pare-chocs souples teintés de la même couleur que la carrosserie. Elle affiche les mêmes habillages de bas de caisse que la 964, avec la remontée si caractéristique sur l’amorce de l’aile arrière. Pour le reste, l’intérieur demeure celui de la 944 S2. Dans le compartiment moteur prend place un moteur 3 litres dérivé de celui de la 944 S2. Il reçoit un système d’admission variable, le Vario Cam, qui le modernise. Grâce à ce calage variable de l’admission, 70% du couple est déjà disponible dès 2100 t/mn. Avec ses 240 ch, ce moteur est alors le 4 cylindres atmosphérique le plus puissant du monde. Il bénéficie aussi d’une nouvelle boîte à 6 rapports qui contribue à rendre son utilisation sobre, d’autant qu’il consomme moins que le moteur de la 944 S2. C’est un moteur d’un grand confort d’utilisation qui ajoute, à ses qualités déjà décrites, un grand silence de fonctionnement. La 968 garde donc la trame générale de la 944. Coupé sport 2+2 avec un intérieur rappelant ceux des 911 de l’époque et, bien que l’équipement de base ne soit pas trop chiche, une longue liste d’options. L’auto poursuit son offensive charme par le biais d’une version cabriolet, présentée en même temps que le coupé. Le principe de la capote sera plus tard repris sur les Boxster 986 et 987. La capote s’actionne électriquement après qu’on ait déverrouillé manuellement ses points d’attache au niveau du montant supérieur du pare-brise. La 968 va aussi donner naissance à une version allégée appelée CS pour Club Sport. Une auto à vocation plus extrême, son poids plus faible lui offrant un comportement encore plus efficace que la 968 coupé normale pour un prix inférieur ! Voilà qui peut surprendre aujourd’hui, puisque les versions allégées et plus sportives, comme la GT3, sont généralement vendues plus chères. Avant de disparaître la 968 réserve à ses fans une dernière surprise. La Turbo S est une version prévue pour permettre l’homologation du modèle en championnat GT. Elle a été conçue à Weissach (le centre compétition de Porsche) et cumule l’approche spartiate de la CS avec la rage du moteur de la 944 Turbo porté à 3 litres. Produite à seulement 14 exemplaires, c’est le collector ultime de cette génération. Merci : Un grand merci à Alain Simon, président du Porsche Club 924/944/968 France (www.924-944-968-porscheclub.fr) pour son aide dans la réalisation de ces pages

SENSATIONS DE CONDUITE

La 968 représente la synthèse de 20 ans de progrès techniques réalisés par Porsche sur sa lignée de voitures Transaxle à moteur avant. Il n’est donc pas étonnant de constater que c’est une voiture très aboutie. Avec son couple et son allonge, le moteur de la 968 permet tout autant de rouler tranquillement en 6ème à 90 km/h que de se catapulter sans fléchir à l’assaut d’une zone rouge située à 6200 t/mn. Une aisance qu’il garde quelque soit le rapport enclenché. La 968 est une voiture très saine, au comportement aussi sécurisant qu’enivrant, surtout lorsqu’on a monté les jantes optionnelles de 17 pouces

Elle garde tous les avantages du système Transaxle en terme de répartition des masses idéale à 50/50. On peut donc dire que la 968 est beaucoup plus équilibrée en comportement que la 911 en vigueur au moment de sa commercialisation, la 964. Freinage et direction (assistée bien sûr) participent à ce tableau général et comme le conducteur est assis bas, il a vraiment le sentiment de conduire un pur-sang échappé de la piste. S’il veut renforcer cette impression, il peut toujours se tourner vers la CS. Faite pour les journées sur circuit auxquelles on va par la route avant de rentrer de la même manière, la CS apporte une réactivité encore meilleure, surtout lorsqu’elle est équipée des options M30 (châssis sport) et M220 (différentiel autobloquant). Notons enfin la très bonne tenue, également, du cabriolet. Ce dernier emporte certes 70 kg en plus mais comme ces kilos proviennent des renforts apportés à la caisse, il en résulte un cabriolet très rapide et très rigide, au comportement digne des meilleurs coupés contemporains

CONSEILS POUR BIEN ACHETER

Comme ses ainées, la 968 est une voiture sans grandes faiblesses mécaniques. On donnera donc les mêmes conseils de vigilance générale (les 968 ont quand même 20 ans) avec en plus une obligation de vérifier le suivi de la distribution et du Variocam

Publié le mardi 8 décembre 2020 par Rose Passion